NOS ENFANTS NOS PASSIONS

NOS ENFANTS NOS PASSIONS
# Posté le jeudi 06 mars 2008 07:50
Modifié le mercredi 12 mars 2008 13:33

ADRESSE DU FORUM NOS ENFANTS NOS PASSIONS

# Posté le jeudi 06 mars 2008 11:24
Modifié le mercredi 12 mars 2008 13:35

L'ENFANT DIFFERENT OU PAS

L'ENFANT DIFFERENT OU PAS
# Posté le jeudi 06 mars 2008 11:25
Modifié le mercredi 12 mars 2008 13:34

NOTRE HISTOIRE

NOTRE HISTOIRE
Une longue route...


On monte une association soit, pour défendre une cause ou lorsque l'on est concerné, ce fut mon cas, Nicolas notre fils a des troubles du comportement.
A sa naissance, je fus le papa le plus heureux du monde, c'était mon premier enfant,je rêvais de toutes ces belles choses que nous allions faire ensemble, et que j'allais lui apprendre.
Premier Noêl de Nicolas, 8 mois, un bébé comme tous les autres , un bébé avant tout.

PHOTO N°1

Sorti de la clinique, la réalité fut différente, il ne dormait jamais, très peu d'heures de sommeil lui suffisaient dans la journée, ce fut très éprouvant pour nous, surtout que j'étais chauffeur routier, que je travaillais une semaine sur deux de nuit, ce qui me posait quelques problèmes au niveau de mon travail où les erreurs professionnelles dues au manque de sommeil ont faillit me faire perdre mon emploi.

Le temps passe, il ne s'intéresse à rien, pas de sourire, et là on se pose les premières questions. On le met dans une halte-garderie à Pézénas, et là, déjà, le personnel le remarque car il est à part des autres, rien ne l'intéresse, il est très agité , ne fait pas de sieste, bouscule les autres enfants sans s'en rendre compte.

Pour tout refus, son comportement n'est qu'hurlements, crise, il se jette par terre.
Les premières réactions des gens sont de vous fusiller du regard, et vous baissez la tête comme si vous étiez coupable, et incapable de vous occuper de votre enfant.

Avoir honte, mais de quoi ?

Et puis viennent les « bons » conseils de parents expérimentés, « une bonne fessée, une bonne punition, il y a rien de tel ! j'ai écouté ces conseils, je le regrette encore, c'est nul et ça ne fait qu'empirer les choses !

Les premiers pas de Nicolas à 14 mois, rassuré par les mains de sa maman, dans le bois de Saint Pargoire.

PHOTO N°2

Ses activités se limitent à quelques minutes,c'est un enfant qui spide à 200 à l'heure, on n'a pas le temps de souffler, on n'ose même pas le laisser chez nos parents pour se reposer un peu, car ils se plaignent qu'il est fatiguant

Un jour, la directrice de la halte garderie nous convoque, nous explique les problèmes qu'elle rencontre avec Nicolas et nous conseille d'aller au CAMPS à Montpellier, rencontrer une équipe de soignants spécialisés dans les troubles du comportement de l'enfant , pour ensemble faire un bilan.

Aussitôt nous avons pris rendez-vous. Arrivés sur place, nous avons attendu et attendu... c'était pénible pour nous de le tenir en place et puis ce fut notre tour de rencontrer le pédopsychiatre et la psychologue, nous étions mal à l'aise car on ne savait pas ce qu'on devait faire ou ne pas faire ( le gronder , ou être passif?)

Après une longue discussion sur les problèmes et réactions de Nicolas, la psychologue nous dit que l'on est trop « passif, et amorphe »elle nous conseille de faire suivre Nicolas par le service de l'hospitalisation à domicile(H.A.D) dirigé par le docteur M. de l'hôpital de Béziers qui nous dirige vers le pédopsychiatre C. A.V

Nicolas avec le groupe du H.A.D dans un de leurs locaux,avec des ateliers marionnettes, contes, musique.

PHOTO N°3

Elle pense que le fait de mettre Nicolas à l'école, l'éveillera, et tous ses troubles du comportement disparaîtront quand il parlera. De ce pas, nous allons mettre tout en œuvre pour que Nicolas puisse rencontrer des enfants

Nicolas est toujours en garderie à Pézenas, et toute la famille fait des sacrifices pour lui payer la garderie.

Enfin, Nicolas est en âge de rentrer à l'école.

Que nous étions fiers de l'amener pour la première fois à sa maîtresse ! mais hélas, ça été de courte durée, Nicolas ne tenait pas en place, n'écoutait pas, si un petit camarade lui faisait des grimaces , il se mettait à hurler, et faisait peur aux autres ; puis nous avons été convoqués par la maîtresse avec l'équipe éducative de l'école, car celle ci ne pouvait plus rien lui apporter.

Nous avons accepté de le faire venir une ½ journée l'après-midi, pour qu'il puisse rester en milieu scolaire mais voilà, les après-midi , les activités sont consacrées à la sieste et aux jeux., aucun apprentissage!

Même là , ça posait un problème, car il ne faisait pas la sieste. Il passait son temps à jouer avec de l'eau.

Les relations se sont détériorées entre nous et l'école à une vitesse grand V, tout le monde se rejetait la pierre de l'échec , et Nicolas allait très mal , même nous on ne savait plus si on devait avoir confiance en notre équipe.

Je me pose une question que je me poserai toujours, doit on s'unir pour encadrer un enfant et des parents, pour qu' il puisse progresser en milieu scolaire, ou faire comme un procès ou chacun défend son client ? (parce que dans notre cas, nous avons toujours remarqué qu'il y avait une guerre entre les deux équipes éducatives et soignants, il était impossible d'avoir une progression normale pour faire un suivi !)

Le temps a passé , et Nicolas était dans un état lamentable, et grâce au docteur A.V nous avons pu le mettre dans une école privée à Servian.

Nous sommes allés voir la directrice de cette école, on lui a parlé de tous les problèmes de Nicolas, ce qu'avait fait auparavant notre pédopsychiatre.

La première année s'est déroulée à peu prés normalement, Nicolas avait repris du poil de la bête, il était métamorphosé!

A ce moment là nous avions fait la rencontre d'une orthophoniste, ou avec Nicolas s'est crée un lien de confiance et par la suite celle-ci va aider Nicolas à se "canaliser" , à le maintenir en place pour des activités, et enrichir son vocabulaire.

Avec cette personne, nous allons avoir des liens amicaux, un bon suivi au niveau de l'école pour les réunions.

Par contre la deuxième année, on avait fait redoubler Nicolas pour qu'il acquiert un certain nombre de connaissances, mais il s'est retrouvé avec des enfants beaucoup plus petits ; comme il était très grand et avec sa maladresse, il les bousculait sans s'en rendre compte, ce qui allait mettre le feu aux poudres pour les autres parents, et la relation par la suite allait devenir plus tendue, la directrice ne savait plus comment se positionner par rapport aux parents.

Du coup, à la réunion éducative, déjà ils envisageaient une autre issue, la directrice ne pouvait plus rien apporter à Nicolas.

Par inadvertance, ma femme en tournant la tête , vit le dossier de Nicolas dans les mains du médecin scolaire, et cette même personne s'est permis de dire à la directrice, : « que s'il y avait un problème avec Nicolas, qu'elle pouvait compter sur elle » ça avait fait un choc à notre équipe éducative !

La mauvaise expérience passée, à 'l'école d'Abeilhan était à nouveau remise sur le tapis pour déstabiliser la directrice et l'influencer, Nicolas est alors en pleine dépression, rejeté de tout le monde, nous avons du à nouveau prévoir de le changer d'école.

Mais comme il n'avait pas l'âge requis pour le mettre dans une CLIS , le docteur A.V, est intervenu pour le faire intégrer dans la clis.

Nicolas est rentré à la Clis des Romarins à Béziers, où il a fait la connaissance de Mr M. , son maître, et A. l'Atsem .
Notre enfant avait du mal à tenir en place, mais le dialogue passait, et on vit en lui des améliorations sur son comportement, même nous, avec cette équipe , nous avons des bonnes relations.

A la fin de l'année, le maître nous avoue, qu'au tout début, il pensait que Nicolas était " fou ", du fait de son comportement (il passait tout son temps à courir pendant les récréations) , puis hélas, son maitre a changé d'école; est arrivée une maîtresse en remplacement, mais par chance le courant est bien passé .

Ses progrés continuaient petit à petit, mais hélas à nouveau , la maîtresse est partie, et c'est un maitre qui l'a remplacé , et là ça s'est détérioré (sévérité, moins indulgent) et on sentait que nicolas ça n'allait pas.

Aujourd'hui , nous sommes le 30/11/2004, nicolas est âgé de 11 ans et demie, c'est un enfant qui s'est épanoui, très intéressant à connaître.

Il est à la Clis des Oiseaux à Béziers.

Durant une réunion scolaire, j'ai proposé que Nicolas puisse faire une intégration à l'école d'Abeilhan pour, se faire connaître des autres enfants, en espérant qu'il puisse trouver des petits copains, ce qui lui permettrait d'évoluer au niveau culturel, avoir des échanges aussi bien en jeux qu'au niveau intellectuel,(discussions), le sortir des relations de sa propre classe , car on s'est aperçu, qu'en Clis, leurs échanges entre eux étaient faits " d'imaginaire " et que leurs discussions étaient " pauvres ".

Son maïtre de Clis m'a dit qu'il aurait aimé avoir eu cette idée avant moi.

J'ai réussi à faire faire cette intégration à l'école de notre village, le mardi après-midi et le jeudi matin depuis septembre 2004..

Nicolas a fait la connaissance de Madame J. , la maitresse de son village, il a été touché par sa gentillesse, avec elle, il a la joie d'apprendre, ses résultats progressent de jour en jour, il est fier d'arriver le soir avec ses devoirs.

Un jour, il avait trois strophes de poésie à réciter, plus des mathématiques, je lui ai dit : " pourquoi tu ne réciterai pas toute la poésie ?" ce qu'il a fait , sans râler, et il était fier d'avoir obtenu un dix sur dix sur ce devoir.

Là , bientôt , nous allons discuter sur son orientation, soit UPI ou SEGPA,

Nous vous tiendrons au courant de l'évolution au fur et à mesure .
# Posté le dimanche 09 mars 2008 11:48
Modifié le mercredi 12 mars 2008 13:32

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# Posté le vendredi 14 mars 2008 08:50

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